Pressé par des besoins sans cesse croissants en matière d’ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance) générés par les conflits afghan, irakien et libyen (sans compter le Yémen et la Somalie, entre autres...), le Pentagone racle les fonds de tiroir. Prenons l’exemple du RC-26B, un avion de reconnaissance tellement discret qu’il est difficile de déterminer combien d’exemplaires sont en service : 11 au total, disent certaines sources, 13, affirment d’autres médias, 11 pour l’Air National Guard et 11 pour l’Army National Guard, assènent enfin certains experts. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre, c’est que ce type d’appareil se cantonnait jusqu’à présent à des missions domestiques de lutte contre le trafic de stupéfiants et d’évaluation des dommages en cas de catastrophe naturelle (Katrina, inondations dans le Wisconsin, etc.). Or, le RC-26B a vu son horizon s’élargir. La publication intitulée 2011 USSOCOM Program Management Updates nous apprend en effet que l’US Special Operations Command, en collaboration avec le National Guard Bureau, a entrepris un programme visant à « modifier six RC-26B afin de leur procurer une capacité expéditionnaire et de les doter de systèmes de communication ainsi que de senseurs compatibles avec un emploi au profit des forces d’opérations spéciales »...
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 | RC-26 du 130th Airlift Wing de Charleston. |
 | Poste de travail à bord d’un RC-26. |
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