Il faut sauver le soldat Sentinel

© Jean-Jacques CECILE, 02 novembre 2011



A l’heure à laquelle le Defense Department américain planche sur ce qu’il convient de faire passer à la trappe afin de réaliser les économies escomptées (en principe 350 milliards de dollars sur 10 ans quoiqu’un autre chiffre circule, à savoir 450 milliards en fonction de la base budgétaire prise en compte), sans doute ses dirigeants gagneraient-ils à se pencher sur le cas britannique pour déterminer très exactement jusqu’où ne pas aller trop loin. On sait en effet que la Strategic Defence and Security Review (SDSR) promulguée outre-Manche a condamné les cinq Sentinel R1 qui devraient être mis à la retraite dès 2015 après la fin de l’engagement britannique en Afghanistan ; but : réaliser des économies se montant à 1 milliard de livres. Or, voilà que forts des excellents résultats obtenus par ces appareils de surveillance du sol lors du conflit afghan ainsi que dans le cadre de la campagne aérienne contre les troupes loyales à KADHAFI, les généraux de la Royal Air Force se sont jetés dans la bataille pour les sauver. Tant et si bien que Liam FOX, l’ex-Secretary of State for Defence, a, juste avant de démissionner, concédé que le soldat Sentinel pourrait bénéficier d’un sursis qui lui serait accordé par la prochaine SDSR prévue en 2015 justement. Pour Londres, c’est la passe de deux. Le Nimrod R1 ROEM (avion de renseignement d’origine électromagnétique) devait en effet être retiré du service le 31 mars ; il a finalement été prolongé jusqu’en juin pour cause de conflit libyen.