La prise d’otages à l’encontre de deux Français a braqué les feux de l’actualité sur le Mali où, justement, les équipes locales en charge du contre-terrorisme reçoivent les conseils avisés de membres du Canadian Special Operations Regiment (CSOR), laquelle aide se limite officiellement aux domaines des transmissions, de la planification et des soins d’urgence. Une équipe de Petawawa opère ainsi dans le nord du pays tandis qu’une autre est cantonnée à la capitale Bamako, le tout totalisant moins de quinze opérateurs. Le CSOR confirme là son implication croissante dans des tâches relevant de la Foreign Internal Defense puisqu’avant le Mali, l’unité a notamment fréquenté la Jamaïque (pendant au moins 16 mois en 2008/2009 dans le cadre d’un programme piloté par les Affaires étrangères) puis le Sénégal (participation à l’exercice Flintlock, février/mars 2011). Il s’agit, entre autres, d’une stratégie délibérée mise en œuvre par les militaires canadiens qui craignent que le désengagement d’Afghanistan n’induise des coupes sombres dont les forces spéciales pourraient faire les frais. Dans cette optique, la seconde orientation principale concerne le contre-terrorisme domestique, ce à quoi s’est notamment entraîné le 427e Escadron d’opérations spéciales d’aviation (427 EOSA) en octobre dernier lors d’un exercice intéressant la sphère maritime. S’étant déroulé au large des côtes d’Halifax, en Nouvelle-Ecosse, la manœuvre était à l’apogée du cours de pilotage avancé propre aux opérations spéciales.
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